Dre Louise Chartrand, Université du Manitoba, Winnipeg, MB

La Loi de 1996 sur le consentement aux soins de santé de l’Ontario (Canada) régit les prises de décisions médicales. Ce faisant, elle fournit des indications sur la façon dont les décisions de fin de vie devraient être prises. Cette loi avait pour buts d’assurer et de protéger l’autonomie du patient et d’éviter le paternalisme médical, en particulier en fin de vie. Cet exposé avancera que la Loi de 1996 sur le consentement aux soins de santé de l’Ontario contribue à favoriser l’individualisme et qu’en conséquence, elle rend improbable la mise en œuvre d’un modèle de décision partagée. Plus spécifiquement, dans sa forme actuelle, la Loi de 1996 sur le consentement aux soins de santé accorde à un mandataire le pouvoir de décider au nom d’une personne considérée comme incapable. Toutefois, elle a également pour effet que ce mandataire est la seule personne à porter le poids de la décision. Cette position sera appuyée par une description qualitative de trois cas que la Dre Chartrand a rencontrés en six mois de travail à l’unité des soins intensifs (USI) d’un hôpital ontarien. L’exposé proposera une réflexion sur les conséquences du recours à un mandataire spécial dans le contexte du retrait du respirateur artificiel.

Objectifs d’apprentissage

À l’issue de cette séance, les participants seront en mesure de :

  • faire la différence entre l’individualisme et l’autonomie;
  • faire la différence entre une prise de décision individuelle et partagée; et
  • proposer de nouvelles façons d’améliorer la prise de décision concernant le retrait du respirateur artificiel.