Cole Bowerman, MSc
École de médecine Michael G. DeGroote, Université McMaster; Hamilton, ON
Description de la séance
Les seuils de fonction pulmonaire pour diagnostiquer des maladies respiratoires sont dérivés de populations de référence de la Global Lung Function Initiative (GLI) qui répondent à un ensemble de critères d’admissibilité très simplifiés, comme le fait de ne pas avoir fumé toute sa vie, de ne pas présenter de symptômes respiratoires et de ne pas être atteint d’une maladie respiratoire diagnostiquée par un médecin. Ces critères limités omettent d’importants déterminants de la santé pulmonaire comme la pollution de l’air, la fumée secondaire et d’autres facteurs pouvant varier selon le statut socio-économique (SSE). Nous avons examiné l’hypothèse selon laquelle la pathologie pulmonaire serait fréquente à la tomodensitométrie (CT) chez des adultes admissibles à la population de référence de la GLI, et serait associée à une altération de la fonction pulmonaire, à des indices de SSE et à la mortalité, à l’aide de données issues de l’Étude multiethnique sur l’athérosclérose (MESA). Nous avons constaté que 31,8 % des personnes admissibles à population de la GLI dans l’étude MESA présentaient une pathologie pulmonaire à la CT. Ces individus présentaient une fonction pulmonaire plus faible, un SSE plus faible, un accès aux soins de santé plus limité et une mortalité plus élevée.
Objectifs d’apprentissage
À l’issue de cette séance, les participants seront en mesure de :
- identifier les limites des équations de référence actuelles des tests de fonction pulmonaire; et
- appliquer de manière critique les résultats des équations de référence des tests de fonction pulmonaire selon les particularités de chaque patient.
Rôles CanMEDS : Promoteur de la santé, Expert médical, Érudit